Approchez, approchez, n’ayez crainte. Venez découvrir le Canon G1X mark II. Attention, ne vous méprenez pas ! Derrière cette mention “Mark II” ne se cache pas une simple évolution du premier modèle. Oh que non ! Le nouveau fleuron de la gamme G est totalement… nouveau. Mais à un peu plus de 700€, il s’adresse à un public particulier. La véritable question est donc : à qui ?

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Lorsque Canon a présenté la fiche du G1X mark II, la marque était fière, et il y a de quoi. Les ingénieurs ont réussi à caser un capteur 1,5 pouces, un zoom 25-120 mm stabilisé avec une ouverture glissante F2-F/3.9 et un écran orientable à 180° tactile, dans un boitîer à peine plus volumineux qu’un modèle G classique. Mais entre ce qu’il y a sur le papier et la réalité, il y a un monde. Monde que nous allons découvrir ensemble.

Design : beau comme un camion allemand

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Le G1X mark II n’est pas joli. On sent l’appareil conçu par des ingénieurs . Aux antipodes d’un Fuji X100s. Il aura du mal à se faire voir au milieu des autres compacts du marché, mais conviendra à ceux qui cherchent un appareil sobre, n’attirant pas trop l’attention. Cependant, si on peut lui reprocher son design triste comme un clown sans public, on ne peut lui retirer son aspect massif, robuste et sérieux. La finition est précise. Chaque élément est à sa place. L’écran orientable ne possède aucun jeu. Les lamelles de connexion visibles font peur c’est vrai, mais sont résistantes. La mention “Made In Japan” apporte la petite touche permettant de flâter le consommateur.

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L’écran est une des clés de l’appareil. Il peu paraître fragile, mais croyez moi, je lui ai fait subir des choses inavouables (que je n’oserais pas partager avec vous), et il n’a pas bronché. Cette petite merveile de technologie est très fine, et affiche de belles couleurs.

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Il est tactile, un tactile sensitif très réactif. Il est fin, bien plus que celui du G1X premier du nom et il peut pivoter à 180° pour réaliser des selfies.

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En revanche, cet écran s’affranchit de rotule. Il faut savoir faire un choix. A l’usage, et c’est le point important, il n’y a aucune situation qu’il n’a su gérer, même en plein soleil dans le désert. Notez qu’il est multitouches, et qu’on zoomer ou faire défiler les images comme sur un smartphone.

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Mais la véritable prouesse, c’est cette optique. Faire tenir un 25-120mm F/2-3.9 stabilisé (couvrant un capteur 1,5 pouce), dans  une longueur de 2 cm une fois le tout replié est à la limite du tour de magie.

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Evidemment, à l’allumage, le zoom se déploit. Mais qui ne déploit pas son zoom lorsqu’il se fait allumer hein?

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Blague à part, les deux bagues électroniques, l’une crantée, l’autre fluide, viennent achever le chef d’oeuvre. Si on s’extasie souvent devant les cailloux à grande ouverture, ce zoom en mérite tout autant, sinon plus.

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Et je vais vous confier quelque chose : cette optique m’a autant impressionné que le 24-200mm Zeiss qui équipe le Sony RX10. Reste à voir si la qualité d’image suit.

Ergonomie : doigts de pianistes seraient un plus

Les 560 grammes se ressentent. La prise de l’appareil nécessite souvent les deux mains, et certaines contorsions digitales. Au point qu’on en regretterait presque une poignée plus grosse. Point positif, le déclenchement depuis l’écran tactile est ultra réactif. Associé à la stabilisation, il permet capturer des images nettes, dans des situation où l’équilibre est précaire.

g1xII-design-8A l’arrière, on trouve un emplacement pour le pouce. Mais la prise en mains n’est vraiment pas des plus confortables et on aura du mal à déclencher en laissant le pouce à cet endroit

D’ailleurs, j’ai adopté une prise en main particulière. Je lève l’écran pour une visée poitrine, je déclenche à l’aide de l’écran tactile et de mon index gauche. Je règle l’ouverture et l’expo (ou la vitesse, en fonction du mode choisi) avec le pouce, l’index et le majeur de ma main droite, ma main droite qui soutient le boîtier.

_DSC6391La visée poitrine rappelant un bon 6×6 argentique des familles, associée à la capture via écran tactile caractéristique des smartphones, voilà probablement l’analogie photographique du siècle !

Une courroie est fournie avec l’appareil, mais l’accessoire indispensable pour le G1XII reste la dragonne. Elle vous évitera des chutes malheureuses et des larmes mal venues.

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Le G1X mark II est un (gros) compact. Un compact avec des réglages experts. Il faudra donc vous habituer à son ergonomie totalement décalée, et découvrir une autre façon de photographier. C’est déroutant, mais on s’y fait. Comme manger un hamburger à la fourchette et au couteau.

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Fonctions et réglages : approuvé par JCVD

Le G1X II possède un tas de fonctions. Les deux bagues de réglages par exemple, sont une excellente idée. Pourtant, je ne comprends pas certains choix. Par exemple, il est impossible d’accorder la gestion du zoom à la bague fluide. Et lorsqu’il est attribué à la bague crantée, il offre une gestion par palliers de focales : 25mm, 28mm, 35mm, 50mm, 85mm, 120mm.

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Un détail qui plaira au photographe expert, moins à l’amateur. Mais l’amateur n’ira pas configurer le zoom sur l’une des bagues. Il laissera la traditionnelle molette de zoom, située sous le déclencheur, le soin de s’en occuper. Le problème, c’est que le zoom manque de précision.

Canon nous a gratifié d’une série de modes scènes. Portrait, paysage, photo nocturne, le choix est d’autant plus large qu’accompagné d’une série de filtres, et d’autant plus efficace que les performances de l’appareil sont excellentes. Mais le RAW est absent de ces modes.


Un exemple de l’effet maquette

Pourquoi, ô monsieur Canon pourquoi, n’avez pas vous gardé les styles d’images ? Ces styles paramétrables qui permettaient de générer, directement depuis le boîtier (et donc à la prise de vue), des Jpeg aux petits oignons ? Sérieux, lorsque je rentre de vacances, je n’ai pas envie de me farcir toutes mes photos en RAW (vous imaginez déjà le boulot qui m’attend en rentrant de vacances). Certaines oui, une grosse partie peut être (si je suis motivé), mais pas tout ! Puis, le G1X mark II a tout le potentiel pour ça !

Autre point étrange : les filtres sont accessibles via le mode “filtres” sur la molette de sélection. Celle là même qui permet de choisir entre les modes PASM, vidéo, et… scènes. Et oui, les modes scènes sont séparés des filtres. Vous ne pouvez donc pas cumuler le mode “protrait” avec le filtre noir et blanc.

g1xII-design-6Le mode filtre représenté par deux cercles croisés et le mode scène (SCN) sont séparés. Les filtres peuvent cependant être appliqués après la photo capturée

Et si ces effets sont amusants, et les modes scènes bien pensés, le fait de ne pouvoir les associer génère une frustration. On peut toujours appliquer les effets sur le fichiers JPEG ensuite, mais ce n’est pas pareil. Et si j’insiste sur le JPEG, c’est parce que le traitement d’un RAW depuis le boîtier n’est pas possible.

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Le mode vidéo est assez limité. La mise au point manuelle n’existe pas, on ne peut ni changer la vitesse, ni changer l’ouverture, tout comme la sensibilité. Il faut aussi faire l’impasse sur l’enregistrement en 4k ou en slow motion. Mais… ce mode a une petite particularité que j’ai trouvé géniale. Lorsqu’on enregistre, on peut prendre des photos en même temps. Jusque là tout est normal. Sauf qu’au déclenchement, un bruit de capture est émis (dans la vidéo) et on voit l’image prise durant deux secondes pendant la vidéo. Le format étant différent (on film en16/9 et on capture en 3/2), l’image capturée montrée dans son intégralité dénote avec le reste de la vidéo. Et si j’ai trouvé ça génial, c’est parce que cela permet de réaliser des making of, ou des reportages, en mettant en avant certains plans, certaines scènes. Une manière de montrer sa façon de photographier. Bref, si le mode vidéo manque de fonctions, de possibilités de réglages et d’options, il offre ce “one more thing” que beaucoup de photographes/vidéastes vont apprécier. Pour les autres et bien, tant pis.

Transfert et contrôle via Wifi : pas mal mais peut mieux faire

C’est la mode ! Le transfert et la capture via Wifi sont présents. Vous pourez ainsi connecter votre tablette Android ou iOS au G1X II grâce à une application gratuite. C’est simple, et comme le dit le slogan de la fameuse crême de nuit amincissante : ça fonctionne !

g1xII-design-9La touche bleue avec l’icône en forme de smartphone, située en haut de la face arrière,  permet de connecter directement le G1XII à un smartphone ou une tablette, soit via un réseau Wifi, soit en utilisant l’appareil photo comme point d’accès.

g1xII-design-18Le NFC (Near Field Communication) est identifiable par son logo ressemblant fortement à celui de Nespresso

Dans l’absolu, ce système de connexion se présente comme une foutue bonne idée. Sauf que l’idée n’est pas achevée. En effet, connecté à l’appareil de cette façon, on n’accède qu’aux images JPEG. Si vous n’avez photographié qu’en RAW, et bien, vous l’avez dans l’os. Dommage, car cela aurait été un excellent moyen de sauvegarder ses images sur sa tablette. Point à améliorer donc.

DSC_0763La meilleure solution est de configurer l’appareil comme un point d’accès Wifi

 

Screenshot_2014-08-13-16-12-49Dans vos paramètres Wifi, vous choisissez le réseau G1X mark II

Screenshot_2014-08-13-16-13-04Vous lancez ensuite Camera Windows (disponible sous iOS et Android)

Screenshot_2014-08-13-16-13-29Vous accédez alors à l’ensemble des images JPEG présente sur la carte mémoire de l’appareil et vous pouvez les télécharger en différentes résolution

Screenshot_2014-08-13-16-13-44Vous pouvez également capturer une image en déclenchant depuis votre mobile (attention au déploiement de l’objectif)

Screenshot_2014-08-13-16-14-13On a alors la possibilité de zoomer

Screenshot_2014-08-13-16-14-39Et d’activer le retardateur

Et voilà ! Autre remarque : il faudra passer sur les différents mode, filtres et possibilités de réglages si l’on souhaite photographier à distance. Est-ce essentiel pour l’utilisateur ? Non. Est-ce indispensable sur l’appareil ? Quelque part oui. Car en face, les Fuji X100S, Sony RX100 mark II et autres Panasonic FZ1000 sont de féroces concurrents et ne l’oublions pas, il s’agit d’un marché de niche.

Qualité d’image : Japan Qualität

Le capteur 1,5 pouces d’une densité de 12,8 megapixels est celui du G1X. C’est d’ailleurs la seule chose qui a été conservée. Associé au Digic 6 qui succède au Digic 5 du modèle précédent, l’ensemble offre de images qui font briller les rétines, donnant la sensation d’avoir enfin dans les mains LE compact attendu par les photographes depuis tant d’années… ou presque.

On ne dit pas “mou” mais Crêmeux”

C’est un peu mou à F2 sur les bords. En fait, c’est crêmeux, comme ce qui, à l’instar du Fuji X100s, donne des images particulières, douces à l’effet “blurry”. Mais la force du G1X mark II vient de ses fichiers RAW. Codés sur 14 bits, ils offrent une dynamique à achever n’importe quel compact équipé d’un zoom, mais surtout, permettent d’obtenir des images pures. Les couleurs sont justes, le contraste équilibré, et les détails nets.

Les images sont ainsi très équilibrées, neutres, aux couleurs douces et justes, dénuées d’artifice accentuant la netteté. En ça, on retrouve la richesse d’une image procurée par un reflex. Comme si à chaque photo, l’appareil faisait un gros doigt aux traitements bourrins.

Le compagnon des virées nocturnes entres potes

En basse lumière, le 25mm stabilisé à ouverture F/2 permet la capture d’images vraiment sympa et donc, de capter des moments impossibles à capter avec un autre compact. Ou en tout cas certainement pas avec la même qualité d’image. Et oui, les Nikon Coolpix A et Ricoh GR n’offrent qu’une focale de 28mm. Et 3mm en grand angle (et même ailleurs) ça compte !


Les images nocturnes à main levée sont un régal


Cas extrême juste là pour la démo : 25mm f/2.8 stabilisation activée, à 1/15 s et 3200 ISO

Autre point intéressant, la mise en route est rapide, surtout compte tenu du zoom à déployer. L’autofocus est également excellent. Mais ce que j’ai le plus apprécié, c’est la vitesse de capture lorsqu’on utilise l’écran tactile. C’est presque instantané !

Les images délivrées sont neutres. Elle pourront sembler fades à certains. Mais les possibilités de post-production sont très larges (n’oublions pas qu’il s’agit d’un compact) et on peut facilement obtenir des rendus flatteurs.


Voici l’image de base, notez au passage la dynamique plutôt bonne


Et voilà un exemple de rendu Noir et blanc dans Lightroom obtenue en quelques secondes (passage en noir et blanc, une petite courbe en “S” et légère intensification de la dominante bleue

Un autre exemple un peu plus poussé :

Avant :

Après (pas de HDR ici, juste une récupération des ombres dans Lightroom, l’ajout de deux filtres dégradés et une modification de la courbe) :

Voici une série d’image réalisées dans plusieurs situations :


Les Portraits sont également possibles. On est loin du rendu procuré par un 85mm f/1.8, mais c’est bien mieux que la majorité des compacts, et on peut détacher le sujet du fond sans avoir à souffrir de l’effet du téléobjectif. Ici, la focale est équivalente à un 60mm pour une ouverture f/3.5


Il a fallu forcer la post-prod pour palier l’effet lié à la perspective atmosphérique

Du Bon Jpeg 100% numérique (origine japonaise contrôlée)

Les fichiers Jpeg du boîtier sont également très bons. On n’a pas l’effet clinquant et accentué des Sony RX et autres compacts. Ce qui risque de ne pas plaire à tout le monde d’ailleurs. Les couleurs ne sont pas saturées et l’ensemble est ainsi neutre.


On peut gérer un peu la profondeur de champs en faisant le focus sur le centre de l’image. Ici, pas d’effet maquette, mais la mise au point sur le burger. L’avant et l’arrière sont flous. Merci le capteur 1,5 pouces

Conclusion : le choix de la raison et du tout en un, presque parfait

Canon a pondu un super compact numérique, le plus abouti de son histoire. Il délivre d’excellentes images en toutes circonstances. Il ne craint pas les scènes rapides, ni le manque de lumière. Mais plusieurs choix qui ont été faits sont difficiles à comprendre. Les filtres par exemple, il y en a plein, mais pourquoi ne peuvent-ils pas être liés aux modes scènes ? Pourquoi Canon n’a pas intégré ses fameux styles d’images ? Pourquoi le transfert Wifi est-il limité au JPEG ? Pourquoi ne pouvons pas régler les bagues comme on le veut ? Pourquoi la mise au point manuelle ne fonctionne pas en mode macro ? Pourquoi les options de déclenchement depuis son smartphone sont limitées au zoom et au retardateur ? Pourquoi n’y a-t-il pas un bouton qui permette directement d’activer et désactiver la stabilisation ?

Mais ces soucis, que Canon peut corriger via une mise à jour du système ne permetttent pas de conclure, loin de là. La question posée au début du test était : pour qui ? Pour qui a été conçu le G1XII, pour quel type de photographe ?

  • L’amateur risque de s’embourber dans les modes scènes et filtres, non associables et de ne pas exploiter tout le potentiel de l’appareil.
  • L’expert fan du reflex et cherchant un compact détestera la prise en main et le manque de viseur (optionnel à 299€, difficiles à sortir après avoir lâché 739€ pour l’appareil).
  • L’amateur de design rétro tendance hipster n’aimera pas son look.
  • L’amateur lambda cherchant un petit point and shot de qualité n’investira pas autant, et celui voulant mettre plus s’orientera vers un bridge haut de gamme à capteur 1 pouce type Sony RX10 ou Panasonic FZ1000.

Il existe pourtant une cible. Une cible importante. Ce sont des personnes qui aiment prendre des photos tout le temps. Qui cherchent une bonne qualité d’image mais en ont marre des focales fixes 28 ou 35mm. Car on peut sortir le fameux couplet du “super photographe qui est capable de faire des images de folie avec une simple focale fixe“. Mais on n’est pas tous des “super photographes capables de faire des images de fous” et on n’a pas tous envie de se contenter d’une focale fixe couvrant le même angle que l’optique de notre smartphone. On ne cherche pas tous à réaliser des prouesses artistiques, mais surtout, on aimerait bien avoir une certaine amplitude permettant de capter ce qu’on veut comme on veut, avec un rendu qualitatif derrière. La force de ce G1X mark II, c’est la polyvalence d’un 25-120 mm stabilisé. On peut l’emmener en vacances, en reportage, à un anniversaire, en fait, à n’importe quel évènement. Il a même droit à un caisson étanche permettant de l’envoyer à 60 mètres de profondeur. On ne peut pas le glisser dans une poche certes, mais il est facile à transporter. Plus qu’un kit reflex. On n’a pas à choisir son objectif. On sait qu’on peut photographer presque tout l’esprit tranquille. Et si on sera évidemment loin de réaliser des portraits de folie dignes de ceux captés avec un 50mm ultra lumineux, on dispose de quoi capter des instants avec un certain contrôle de le profondeur de champs, avec un appareil discret. C’est d’ailleurs son point fort et ce qui le distingue de son plus féroce concurrent : le Sony RX100 mark III.

Si vous avez eu la flemme de lire tout le test

  • La qualité d’image est excellente. Même à f/2. Mais on regrette que l’ouverture glisse vite dès qu’on zoom un peu
  • Des raw encodés en 14 bits… miam !
  • Le filtre ND intégré et très efficace permet de compenser la vitesse limité à 1/2000s
  • Les images sont neutres, ça fait du bien ! Certains les trouveront fades, mais on peut en faire ce qu’on veut en post-production
  • La balance des blancs auto est parfaite
  • On peut jouer avec la profondeur de champs sans avoir besoin de coller son objectif au sujet (merci au capteur 1,5″ et aux grandes ouvertures)
  • Franchement: 25-120 mm stabilisé c’est top ! En reportage/vacances, c’est exactement ce dont on a besoin
  • L’écran qui s’oriente à 180° permet des photos sous des angles insolites
  • Les construction et finition sont impressionantes
  • L’autofocus est très rapide
  • La dynamique est excellente, il ne craint pas les zones fortement contrastées
  • L’appareil peut être utilisé par des novices, mais les experts trouveront un vrai complément au reflex
  • La connexion Wifi permet de transférer les photos sur Tablette ou smartphone, et même de déclencher avec, ce qui permet au photographe d’être présent sur les photos de groupes
  • L’écran tactile est ultra réactif (c’est celui du EOS 70D) et on peut au choix : faire la mise au point, faire la mise au point ET capturer l’image (c’est instantané) ou ne rien faire du tout
  • Les menus sont clairs, on s’y retrouve facilement
  • Le mode ISO auto permet de choisir le pallier maximal à ne pas dépasser, mais également la vitesse minimum
  • Programmé sur la bague crantée, le zoom se fait par paliers de focales : 25, 28, 35, 50, 85, 100 et 120mm
  • L’objectif est stabilisé ce qui, associé à l’excellente monté en ISO, permet de shooter à main levée la nuit et obtenir de bons clichés bien propres
  • L’écran parait fragile (mais je n’ai eu aucun problème lors de mon utilisation, et je n’ai pas été tendre)
  • Le transfert Wifi se limite aux images en JPEG
  • Les filtres et modes scène sont séparés
  • Le poids se fait sentir
  • Pas de MAP manuelle en mode macro
  • Mode macro à 2 cm uniquement en grand angle
  • Les styles d’images manques (pourtant présent sur tous les autres appareils de la marque)
  • La prise en main n’est pas ergonomique, mais la possibilité de déclencher depuis l’écran pallie le problème
  • Il faudra s’habituer à une prise en main particulière
  • Le zoom manque de précision
  • L’appareil reste volumineux pour un compact, il faudra prendre ça en compte
  • La molette de zoom n’offre pas la même précision qu’une bague manuel mécanique
  • Attention à l’allumage, le zoom se déploit sur environ 7cm. Il faudra faire attention à ne pas cogner quelque chose
  • L’autonomie permet environ 200 clichés, une seconde batterie sera une vraie bouteille d’eau fraiche en plein désert
  • Le prix du viseur optionnel et de façon générale, les prix des accessoires sont excessifs

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Avis de la rédaction

J’ai eu l’occasion de tester le Canon G1X mark II durant de longues semaines. Je l’ai trainé dans les coins poussiéreux, sous des températures très chaudes, le sel de l’écume de la mer la plus salée du monde. Il a connu les mains moites, les déclenchements répétitifs, et les changements de réglages brutaux. Il n’a pas été ménagé, pas du tout. Et pourtant, il n’a pas bronché. Sceptique au début, mes doutes se sont rapidement dissipés. Le Canon G1X mark II ne vous donnera pas le sex-appeal d’un hipster apportant une touche Lomo à une scène délirante. Il ne vous rendra pas plus intelligent et ne vous permettra pas de gagner à la loterie non plus (j’ai essayé, ça n’a pas marché).

Non, le G1X mark II vous permet de capter de pures moments. Point. Il permet de capturer l’instant avec un grand “i” dans presque toutes les circonstances. Il n’est pas très léger, ni très compact, mais plus qu’un kit reflex pour un capteur presque aussi grand,  et il possède de petits atouts que l’on ne découvre qu’au fil de son utilisation. Son ergonomie bien à lui est particulière et nécessitera un petit temps d’adaptation.

Alors ouais, il a des défauts. L’écran vous fera transpirer. Il est résistant, je n’ai rencontré aucun soucis avec mais on a vraiment peur de l’abîmer. La  bague crantée est parfois capricieuse. Mais il a une chose que j’ai trouvé géniale : il produit des images superbes et neutres. Point d’artifices ou de filtres artificiels. Si votre image est belle à l’écran, réussie, alors elle le sera à la post-prod. Et vous savez quoi ? C’est fou comme ça fait du bien, un rendu naturel, surout quand votre appareil gère bien les éclairages nocturnes et supporte la monté en ISO.

Enfin, le mode vidéo m’a également plu, même s’il ne conviendra paradoxalement pas à un vidéaste.

Bref, j’ai enfin trouvé mon compact idéal, celui que j’emporte partout, tout le temps. Mais peut être qu’un petit rédacteur qui aime shooter tout plein de choses sans pouvoir consacrer des milliers d’heures et d’euros à la photo est la cible parfaite de cet appareil. Et c’est pour cela que j’ai pris autant de pincettes dans le test. Que j’ai bien précisé à qui cet appareil ne conviendrait probablement pas. Parce qu’il me convient parfaitement.

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