« Non mais je te le dis, c’est le meilleur rapport qualité/prix. Tous les tests le disent. Si tu le prends, t’es intelligent, tu suis la masse et la masse ne se trompe jamais, c’est bien connu. Mais ce produit là, c’est de la merde.C’est une arnaque totale. Le rapport qualité prix est le pire du marché. Ou presque, crois moi, même si ce n’est que ce que j’ai lu à droite à gauche, je sais que j’ai raison !  »
Vous avez remarqué à quel point on cherche toujours à avoir le maximum de choses pour le prix minimum à chaque achat ? Sérieusement, on achète des choses dont on n’exploite même pas le quart des possibilités, des capacités ou des fonctions, mais on est content, heureux, parce qu’on fait un choix intelligent. Celui que les spécialistes ont déclaré comme le plus rationnel, celui qui abonde d’étoiles, de notes frôlant le maximum, s’accaparant un maximum de j’aime et de « choix de la rédaction ».
Et si on en avait rien à foutre de tout ça ? Et si on voulait juste se faire plaisir parce qu’un objet nous plait ? Et si justement, cet outil créatif, qui est également un objet qui nous séduit, nous poussait à nous surpasser ?

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Ce Nikon Df est probablement le reflex le plus controversé de notre époque. Design ressemblant aux vieux « F », capteur plein format, grand viseur, large et lumineux, molettes de réglages, il a tout pour plaire aux photographes passionnés qui veulent retrouver le plaisir de l’argentique, plaisir que peu d’appareils sont capables de procurer. D’ailleurs, Nikon a présenté ce Df comme étant plus qu’un simple outil à capturer des clichés. Nous allons donc voir si le plaisir va effectivement au delà de l’esthétique. Et surtout, si ce Df est la Rolls Royce de l’orgasme photographique, ou un reflex sorti tout droit d’une bijouterie fantaisie.

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Pour réaliser ce test, il était important d’omettre deux choses : le prix, et les préjugés. Afin de se focaliser uniquement sur le boitier. Son ergonomie, ses capacités, et le plaisir de photographier avec.

Sommaire du test 

  1. Introduction
  2. Design : putain c’est beau !
  3. Ergonomie : contorsions digitales
  4. Qualité d’image et prise de vue
  5. Le Df : compatible avec TOUS les objectifs Nikon
  6. Conclusion : un trompe l’œil mal calibré mais qui vise juste
  7. Le mot de la fin

Design : putain c’est beau !

Le Df ne laisse personne indifférent. Il est beau. D’ailleurs, dans la rue, il attire les regards. Les gens vous prennent pour un photographe « à l’ancienne ». L’objet vous donne l’air d’un reporter équipé d’une machine à créer des œuvres d’art. C’est incroyable. Vous pouvez photographier des fientes dans un caniveau, on pensera que vous êtes en pleine création. Les gens ne sont pas surpris lorsqu’ils vous remarquent dans une position sordide, à prendre en photo un bout de décor urbain. Et souvent, ces personnes sont curieuses de voir le résultat. Si l’habit ne fait pas le moine, ses accessoires y arrivent. Les molettes sont superbes, les bouton en façade également. Le côté bi-color réussi, son effet « Wouah ! ». En tout cas, je l’ai trouvé réussi sur ce point là.

SAMSUNG CSCLe « Vintage » cet anachronisme latent devenu soudainement tendance, qui touche désromais les vêtements, les automobiles, et les objets de la vie courante

SAMSUNG CSCLe design est réussi, surtout vu de dessus. L’arrière, en revanche, est totalement raté. Mais qu’importe, les gens ne regardent jamais le dos de votre appareil

SAMSUNG CSCLa molette de contrôle de l’ouverture parfaitement intégrée à la face avant fera le plaisir de vos yeux et le malheur de vos doigts. Les touches « Fn » sont superbes

SAMSUNG CSCDe l’autre côté, on retrouve le bouton permettant le changement d’objectif, le sélecteur de mise au point et le bouton de braketing

SAMSUNG CSCSur la tranche gauche, l’accès à un port USB 2.0 (on aurait aimé un USB 3.0), une prise pour la télécommande et une sortie HDMI

SAMSUNG CSCLa poignée est nettement moins agréable qu’elle n’y parait

Pourtant, tout n’est pas sans faute. Le métal de la série F a fait place à un plastique brillant qui ne trompera pas son monde bien longtemps, tant il est sensible aux rayures. Une fois en main, on déchante un peu. Il fait très jouet. On regarde alors le Df, et on regrette la finition de ses ancêtres. Le tout est très bien assemblé, mais les matériaux font toc.
Cela risque de décevoir ceux qui ont connu les F1, F2 ou F3 de la marque jaune. Mais ce n’est pas grave, car on en prendra soin. On ne l’achète pas pour couvrir les guerres ou se protéger des balles. Non, on l’achète parce qu’il tape à l’œil (et dans le portefeuille, mais on a dit qu’on n’en parlerait pas).

SAMSUNG CSCNe vous fiez pas aux apparences, la partie argentée est en plastique. Heureusement, la conception « Made in Japan » ne montre aucun soucis d’assemblage

Nikon-df-design-45L‘écran, tout comme le plastique, jurent avec l’apparence générale, mais l’idée d’un reflex numérique sans écran aurait-elle été acceptée ? 

Nikon-df-design-51Le dessous respire la solidité, mais le plastique, trop sensible aux rayures, ne restera pas aussi nickel bien longtemps. Le cache batterie/carte mémoire utilise un système de verrouillage identique à celui de la série DX, assurant une bonne protection contre l’humidité et l’intrusion de liquide

SAMSUNG CSCLe viseur est bon. Large, clair, et restitue quasiment 100% de la scène, mais le dégagement oculaire est faible, ce qui gênera les porteurs de lunettes

Nikon-df-design-27L‘accès aux connecteurs est pratique avec ses trois trappes

Nikon-df-design-6L‘écran digital, bien que minuscule, est très lisible, en plein soleil comme dans le noir total et donne les infos suffisantes lorsqu’on y jette un coup d’œil

SAMSUNG CSCLe 50 mm f/1.8 du kit a adopté l’esprit du Df. La bague de sélection d’ouverture est factice (dommage). Les performances sont identiques aux modèle f/1.8 G

Ergonomie : Contorsions digitales

SAMSUNG CSCLe retour des molettes, une fausse bonne idée ?

Le design des anciens appareils argentiques est le fruit de contraintes liées aux systèmes mécaniques imposés entre autres par les pellicules. Alors adapter une ergonomie contre laquelle les constructeurs ont lutté des dizaines d’années pour la voir réapparaître comme l’idée du siècle presque vingt ans plus tard, ça fait sourire. Et encore, si cela avait été fait intelligemment, on aurait pu qualifier l’idée de bonne. Sauf que c’est loin, très très loin d’être le cas.

La poignée 

  • Trop anguleuse, trop lisse, et trop dure.
  • L’excroissance sur la façade (celle comportant les boutons « fonction ») empêche l’annulaire et l’auriculaire de prendre appui correctement. D’ailleurs, le petit doigt a tendance à planer trop souvent.
  • Le boitier glisse de la main droite, et la main gauche s’avère indispensable. On est loin du confort procuré par les D200/300/700/800.
  • Le poids est trop élevé, malgré l’allègement apporté par Nikon.

Les molettes et les boutons 

Nikon-df-design-14Les molettes sont toutes trop résistantes

Nikon-df-design-18La molette de contrôle de l’ouverture en façade est désagréable et demande d’appuyer très fort pour être tournée

Nikon-df-design-8Il est impossible de changer la vitesse tout en visant. Il faut enlever son œil du viseur, soutenir le boitier avec la main gauche, utiliser l’index ET le pouce, pour sélectionner la vitesse. Notez que si vous utilisez votre œil gauche pour viser, votre pouce touchera votre œil droit lorsque vous tournerez la molette des vitesses

Nikon-df-designToujours à propos de la molette des vitesses, elles ne nécessitent pas d’appuyer ET tourner, simplement de tourner. Sauf pour quelques modes X,T,B et la sélection par pas de 1/3

Nikon-df-design-7La molette de sélection des modes PASM doit être levée et tournée. Elle se situe tout à droite. Donc impossible de changer de mode sans utiliser les deux mains

Nikon-df-design-44Les touches paramétrables « Fn » situés sur la face avant sont parfaites. RAS

Nikon-df-design-10La sélection de mesure d’exposition est bien placée. Mais encore une fois, trop rigide et nécessite d’appuyer et tourner

Nikon-df-design-11La molette de sélection de la sensibilité ISO est trop fine. Elle nécessite d’appuyer avec le pouce gauche, puis de tourner avec l’index gauche. C’est la pire de toute. Dommage, car c’est également l’une des plus utiles

Nikon-df-design-17Le déclencheur est très agréable. Il faudra cependant bien enfoncer l’index pour faire la mise au point. Un détail important et pratique lorsqu’on utilise le collimateur central pour la mise au point, avant de décaler son cadrage. Ce qui déroute un peu au début mais s’avère efficace au final

Nikon-df-design-15La sélection de cadence de prises de vue s’effectue par un levier pour le coup bien calibré. Mais en position « S », il est trop proche du bouton ON/OFF

Nikon-df-design-9Ce système de sélection est bien plus pratique que celui du D800. C’est le seul point ergonomique que le D800 peut envier au Df

SAMSUNG CSCIl existe une molette noire identique à celle située au dos des autres boîtiers. Au final, on se mettra en mode priorité et on y attribuera le contrôle de l’ouverture ou de la vitesse pour soulager nos doigts et gagner en vitesse

SAMSUNG CSCLes habitués de la marque reconnaîtront les touches habituelles

SAMSUNG CSCLa molette de sélection du mode d’exposition est bien placée, mais encore une fois, difficile à tourner

Nikon-df-design-24Le sélecteur permettant le passage du mode AF au mode manuel situé sur le côté gauche et accessible avec le pouce gauche

Nikon-df-design-25Le bouton de braketing est l’un des plus accessibles

Nikon-df-design-23Il faudra appuyer fort pour déverrouiller la fixation de l’objectif, mais le bouton est agréable à utiliser

Qualité d’image et prise de vue

Le capteur 16 megapixels qui équipe le Df est le même que celui qui équipe le D4. Un capteur maison développé par Nikon qui a une grosse particularité, puisqu’il est parfaitement adapté à la vidéo en Full HD 1080p (1920 x 1080 pixels) à 30p, 25p et 24p, et en 720p (1280 x 720 pixels) à 60p et 50p.
Le choix délibéré de la marque de se passer de la vidéo (alors que le capteur en est tout à fait capable) est concrètement du foutage de gueule. Aujourd’hui bien plus qu’il y a deux ans, la vidéo fait partie des mœurs et la possibilité de réaliser des timelaps, des séquences, des projets vidéo entre totalement dans le cadre du plaisir de créer des images.
Le soucis n’est pas tant le fait qu’une majorité ne l’utilisera pas ou peu, mais qu’une minorité ne pourra pas l’utiliser. Un prolongement de l’idée : on a fait un objet tendance mais vide. Alors certes, ça jure un peu avec le sermon du début de ce test, et sa critique des fonctions inutiles servant à motiver un achat. Mais c’est dommage de se priver de possibilités créatives, d’autant qu’avec des objectifs manuels, le contrôle de la PDC dans les vidéos procure une agréable sensation cinématorgasmique.

Pour ce qui est de la qualité d’image, le processeur et la dynamique du capteur s’en sortent bien, mais l’écart avec le D800 est imperceptible. L’autofocus en basse lumière est à la ramasse, et la vitesse de déclenchement est plus proche de celle d’un D610 que d’un D4, notamment à cause de la résistance du déclencheur. Bref, c’est le capteur du D4 mais pas les performances. On en est très loin. Il faut avoir essayé un D4 pour se rendre compte de l’écart qu’il y a au niveau de la vitesse de déclenchement. C’est une vraie déception pour le coup, car ça en aurait fait un bon compagnon de rue. Reste des images propres, même à 12800 ISO. Ce qui, grâce au 50 mm f/1.8 du kit, permet de photographier quasiment sans lumière, avec un résultat potable.

Voici une petite sélection d’images (dont le niveau artistique frôle le 0 absolu) mais qui vous donnera une (petite) idée de la dynamique du capteur et de la qualité du 50 mm du kit (toutes les photos ont été prises avec).

Le Df, compatible avec TOUS les objectifs Nikon

À l’émergence des reflex, les montures étaient différentes. C’est l’apparition de fonctions électroniques dans les boîtiers qui entraîna leurs changements et notamment, l’intégration du posemètre. Canon a changé trois fois de monture. La firme Nikon a été plus maline et a su garder sa monture F au fil du temps, offrant ainsi le plus grand parc optique toutes marques confondues. Ainsi, vous pouvez monter sur n’importe quel reflex Nikon d’aujourd’hui, n’importe quel objectif Ai. Pourquoi deux montures alors ?

C’est simple. Avant, le posemètre (ensemble cellule + calculateur) n’était pas intégré au boitier. Il existait alors un couplage mécanique entre l’ouverture de l’objectif et la cellule.

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Ce couplage était possible grâce à une fourchette fixée sur la bague de diaphragme.

00V6TX-194619584Photo : Photo.net

Comme vous le voyez, on ne peut pas monter d’objectif Non-Ai sur un boitier Nikon numérique, sauf si on a effectué une modification sur celui-ci.
Or, le Nikon Df a une monture qui tient compte de cette différence, et permet donc d’y monter des objectifs Nikkor non-Ai, comme c’était le cas pour les boîtiers Nikon F à F4, FM, FE, EL2, F3, F4 et Nikkormat FT3. Mais bon, les objectifs non Ai datent d’avant 1977. C’est un petit plus qui étoffe la gamme et qui fera plaisir aux nostalgiques.

Conclusion : un trompe l’œil mal calibré mais qui vise juste

À part le viseur large (mais pénalisant pour les porteurs de lunettes), et une qualité d’image qui n’est en rien meilleure que celle d’un D610 ou d’un D800, le Nikon Df, d’un point de vue performances, est moyen. Les matériaux sont décevants (et loin de ce à quoi on s’attend lorsqu’on le voit), les molettes sont mal pensées, le volume est trop imposant, et l’ergonomie exécrable… C’est la pire ergonomie que l’on puisse trouver sur un boitier reflex expert à ce jour. La prise en main est désagréable au possible, photographier est une torture pour vos doigts, et le boitier trop lourd par rapport au volume général. Le comble, c’est que cette mauvaise ergonomie est la conséquence du design à l’ancienne.
Allez, pour vous imager un peu la chose : utiliser un D700 après le Df procure la même sensation que celle ressentie, lorsqu’on a roulé sur une route faite de pavés pendant de longues minutes, et que l’on passe sur du bitume bien lisse.
Mais pour vous convaincre, il y a des arguments. Un look et… un capteur vieux de deux ans, mais que vous pensez exceptionnel, car équipant le fleuron de la marque (également vieux de deux ans), dont tout le reste est à mille lieues au dessus du Df (dynamique lié au traitement du boitier, ergonomie, vitesse de déclenchement, efficacité). On regrette plein de choses, comme le dégagement oculaire qui gâche un peu le plaisir, les matériaux utilisés, cette sensation de « cul entre deux chaises » qu’a eu la marque lors du développement, à vouloir toucher plus de personnes que la cible visée par ce genre de produit. On regrette que Nikon n’ait pas osé sortir un véritable F3 moderne mais une contrefaçon moderne.
Pourtant…
Cet objet, qui n’a aucune raison rationnelle ou cartésienne d’exister, dégage une sorte de charme (je ne vois pas d’autres mots) qui donne envie de l’utiliser, envie de photographier avec, envie de mettre son œil dans le viseur et de déclencher. En fait, il prend le petit monde de la photographie à contre-pied. Il suit une tendance esthétique certes, mais se situe hors des habitudes du marché du plein format. Il réussit à passer outre la course aux résultats et aux surenchères de performances, pour aller titiller chez le photographe amateur, nostalgique, passionné, cette petite zone du plaisir situé derrière le cerveau. Résultat, qu’importe l’ergonomie et les défauts, les possesseurs de ce Df prendront plaisir à réaliser leurs clichés. Alors donner une note est difficile. C’est pour cela que le Df en a deux.

note 07Si vous êtes sous le charme du boîtier, alors vous passerez outre tous ses défauts pour en profiter

note 03Si on est insensible à son charme, le boitier, ne vaut pas plus de 3/10, en cause, ses défauts rédhibitoires, il sera tout en bas de la liste de choix possibles

Si vous avez eu la flemme de lire tout le test

  • Le look est réussi partout…
  • … sauf à l’arrière
  • La construction est solide…
  • … mais les matériaux sont en dessous de ce à quoi on s’attendait
  • Le capteur du D4 est effectivement très bon mais…
  • … la dynamique n’est pas si extraordinaire
  • L’autofocus n’est pas au niveau du D800 et les collimateurs sont trop centrés
  • La vitesse de déclenchement est en dessous de celle d’un D4
  • On peut photographier à 6400 ISO sans soucis et les 12800 ISO sont propres
  • L’ergonomie est la pire qu’on puisse avoir sur un boitier photo
  • Les molettes sont mal pensées, mal situées et le système de blocage aberrant
  • Le poids est trop élevé
  • Le volume général reste conséquent
  • Le viseur est gigantesque et très clair…
  • … mais le dégagement oculaire est faible ce qui gêne lorsqu’on porte des lunettes
  • La vidéo aurait pu être présente puisque le capteur le permet
  • La limitation à 1/4000s est mesquine
  • Le Kit avec le 50mm f/1.8 est cohérent et l’objectif est bien construit et performant
  • Le boitier fait plus toc que ce à quoi on aurait pu s’attendre
  • Le Df ne passe pas inaperçu et plait, ce qui rend la photo de rue paradoxalement plus facile car on vous prend pour un fan de photo tendance et non pour un pro ou un pervers
  • Le prix est certes élevé, mais c’est un achat 100% coup de cœur 0% raison

 

Mot de la fin

La véritable question que je me suis posée, tout au long de ce test, c’était : avec 2800€ de budget (prix de rue que l’on commence à trouver pour le Df en kit), qu’est-ce qui me ferait vraiment plaisir niveau matos photo ?
Et la première chose qui m’est venue, quitte à faire un choix totalement déraisonné, était le Rolleiflex 80mm F/2.8 avec cellule intégrée. Puis le Mamiya RZ67, un vieux Leica M6 équipé d’un 35mm Voigtlander. Le point commun de ces appareils est la prise de vue totalement différente de la visée reflex classique. La prise de vue étant différente, la perception et la façon de photographier diffèrent également.
Mais pourquoi ? Faire quelques clichés sur une Tri-X 400 à 6€ qui coûtera encore quelques deniers pour être développés ? Revenir à une méthode magique et chimique d’une époque révolue, crachant sur la simplicité, le progrès et l’évolution ayant nécessitée la contributions de milliers d’ingénieurs pendant des dizaines d’années ? Alors j’ai réfléchis encore un peu. Pas trop, juste un peu, et me suis demandé si ce que je cherchais était le plaisir de photographier, ou le résultat. Si je devais choisir entre ces deux possibilités (même si elles sont intrinsèquement liées), je choisirais laquelle ? Et bien je choisirais…