En octobre dernier, nous vous présentions le travail de Roman Robroek, un photographe néerlandais passionné d’exploration urbaine, et plus particulièrement des vieilles bâtisses européennes. En mai 2017, a l’occasion d’un voyage à Tchernobyl, il a décidé de s’intéresser à un lieu encore peu documenté par les explorateurs urbains parcourant la zone, à savoir la station radar Duga-3 OTH, et la ville qui l’entoure.

C’est dans un article publié sur son blog que Roman Robroek a décidé de parler en détail de cette étrange structure. Une structure qui ne paie pas de mine, à tel point que le photographe avait décidé, dans un premier temps, de ne pas s’y intéresser, pensant qu’il s’agissait juste d’une vaste antenne radio comme les autres. Il a néanmoins décidé de passer outre ses réserves afin d’explorer la zone, et quelle ne fut pas sa surprise de découvrir, autour du complexe abritant l’antenne à proprement parler, une ville entière camouflée par la forêt environnante.

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Comme il l’explique dans son article, cette forêt totalement artificielle fut créée par les autorités pour camoufler le projet et son importance. La ville ainsi cachée abritait toutes les personnes nécessaires au bon fonctionnement du Duga-3 OTH, une antenne radar qui avait pour but de surveiller l’espace aérien afin de détecter d’éventuels missiles en approche jusqu’à 3000 kilomètres. Ce système, qui possédait deux équivalents à Mykolaïv et à Komsomolsk-sur-Amour constituait ce que beaucoup de contemporains nommaient l’œil de Moscou, un dispositif censé contrôler les esprits ou encore la météo à en croire les conspirationnistes.

Outre le centre de commande du Duga-, Roman Robroek a eu l’occasion de visiter bon nombre de bâtiments présents dans la ville. Il a ainsi pu découvrir une cité capable de vivre en autarcie, avec ses logements, son gymnase, un cinéma, une école ou encore sa propre caserne de pompier. Autant de bâtiments présents pour aider ou divertir les habitants, qui avaient pour instruction de ne pas parler de leur travail à la station radar à qui que ce soit. Pour découvrir l’intégralité de son article (en anglais) et les photos qui l’accompagnent, nous vous invitons à aller faire un tour sur le site de Roman Robroek qui se trouve juste ici.

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