Petit rappel des caractéristiques techniques

Vous retrouverez toutes ces informations sur ce topic.

Déballage

Pour réaliser cette prise en main, j’ai donc eu à ma disposition… un kit D3000+18-55 VR.

En plus du boitier et de l’optique, le carton contient une batterie compacte En-EL9a (identique à la gamme D40/D60), un chargeur 220V, un câble USB, le manuel d’utilisation (papier+CD), les bouchons pour le boitier et l’objectif, un CD contenant les logiciels Nikon (transfert+View NX) et la fameuse feuille jaune de garantie.
Le manuel d’utilisation d’une soixantaine de pages ne fera pas fuir les débutants. Il est suffisamment clair et concis pour se familiariser avec les manipulations de base de l’appareil. On verra par la suite que le boitier offre une autre forme d’assistance pour les débutants.

Taille, poids, etc

Destiné à amener les possesseurs d’APN compacts et bridges vers le monde du reflex, le D3000 conserve l’encombrement et le poids très contenu de ses prédécesseurs de la famille D40/D60.

Cooplix P80, D3000, D300

Comme vous pouvez le constater, ses dimensions en ordre de marche le placent exactement entre un Coolpix P80 et un D300. Idem en ce qui concerne leur poids respectif :

– Coolpix P80 –
Poids Coolpix P80
– D3000 –
Poids D3000
– D300 –
Poids D300

Prise en mains

Les habitués de boitier plus gros et/ou ceux qui ont de grandes mains vont devoir s’adapter à la compacité du boitier. Par contre, les anciens possesseurs de bridge devraient se retrouver plus facilement et rapidement en terrain connu.

Le viseur est clair et lumineux mais assez étriqué. Pas toujours facile de soigner un cadrage dans ces conditions (surtout lorsqu’on s’est habitué au confort d’un D300). Sa petite taille ne permet pas d’afficher autant d’informations que dans un grand modèle, et je regrette personnellement qu’en ISO Auto on ne voit pas la valeur utilisée par le boitier…

Allumage

La mise en route n’est pas instantanée, notamment à cause du nettoyage du capteur au démarrage.

Mode guide

C’est LA nouveauté de ce boitier. Le mode guide, accessible via une position spécifique de la molette de programmes, permet à un débutant complet de réussir ses photos du premier coup. A l’aide de quelques questions très simples, le boitier sélectionne automatiquement les réglages adaptés au souhait de l’utilisateur tout en lui indiquant ce qu’il fait et pourquoi il le fait : c’est très didactique.

D3000, mode Guide
D3000, mode Guide
D3000, mode Guide
D3000, mode Guide

Enfin, l’écran arrière permet d’afficher les réglages sélectionnés et donne des informations claires à l’utilisateur (ex « sujet trop sombre ») tel que cela a été inauguré par le D40. L’iris virtuel qui s’ouvre et se ferme en fonction de l’ouverture de l’objectif est toujours présent.

D3000, écran arrière

Optique AF-S DX 18-55 VR

L’optique de base du kit est l’AF-S DX 18-55 VR. Ce n’est certes pas une optique de haut vol, sa construction est toute « plastique »mais elle remplit plus que correctement son rôle. La motorisation AF-S est silencieuse en toute circonstance, le VR efficace et lui aussi très discret. La manipulation des bagues est agréable et l’assemblage sans reproche pour une optique de ce prix.

Les déformations
Sans grande surprise, on note une déformation en barillet assez nette à 18mm qui s’atténue à 24mm jusqu’à disparaître à 35mm et 45mm. A 55mm la tendance s’inverse mais reste minime.

Evolution des déformations optiques à 18, 24, 35, 45 et 55mm

D3000, déformations optiques

Le vignettage
Mes tests « terrain » ne m’ont rien montré de gênant à ce niveau.

Les aberrations chromatiques
Que ce soit sur les jpeg ou les NEF, elles sont pour ainsi dire inexistantes. Les pinailleurs pourront éventuellement trouver sur les crops 100% un fin liseré vert dans les zones de fort contraste.

D3000, 1600 ISO, mode saturé, D-Light., jpeg direct

Mode P, 100 ISO, 1/200s, f7.1, sRGB, optimisation: saturé, accentuation: 4, D-Lighting actif, réduction du bruit désactivée, jpeg direct

Voici un agrandissement à 100% de la zone marquée en rouge :

D3000, 1600 ISO, mode saturé, D-Light., jpeg direct

Mais franchement, rien de terrible. Là aussi, on a vu des optiques bien plus chères et haut de gamme offrir des résultats bien moins convaincants. A moins que le boitier n’y soit aussi pour quelque chose…

Tests terrain

Autofocus
L’une des évolutions notables du D3000 par rapport à ses ancêtres concerne son module de mise au point qui passe de 3 à 11 collimateurs (comme dans les D80 et D90). Il dispose même d’un mode de suivi 3D (comme le D90 et ses grands frères) pour les sujets en mouvement ou pour faciliter le recadrage. Le D80 en son temps (pas si lointain…) en était dépourvu.
Couplé à l’AF-S de l’optique, la mise au point est assez rapide pour peu que l’on dispose d’assez de lumière. Bien sûr, rien de comparable avec un D300+17-55 VR ! Lorsque les conditions s’assombrissent, la réactivité en prend un coup mais la mise au point tombe juste, sans faire d’aller-retours frénétiques.

Déclenchement
Là aussi, le D3000 est assez réactif. On ressent toutefois une légère latence, surtout perceptible lorsqu’on photographie des sujets qui se déplacent assez rapidement. Rien de dramatique malgré tout, on est bien en présence d’un reflex. Et contrairement à son grand frère D300, le D3000 est très silencieux. Un atout non négligeable lorsqu’on souhaite rester discret.

Cadence de prise de vues
Pas très élevée, elle ne sera pas suffisante pour ceux qui cherchent à faire de la photo sportive en rafale. De plus, j’ai trouvé que le temps d’écriture sur la carte (Sandisk Ultra II) était assez long, ce qui n’aide pas à soutenir un rythme élevé.

Sujets fixes
Aucun problème pour réaliser ce genre d’image pour un reflex digne de ce nom. Le D3000 remplit parfaitement son rôle sur ce point.

Sujets mobiles
Au vu des commentaires précédents, on s’imagine que c’est là que ça se complique. Plus le sujet va vite, plus l’AF et la motorisation des optiques sont sollicités.
Pour un enfant en vélo, l’AF suit sans problème alors que l’optique peut montrer quelques lenteurs, surtout dans les zones un peu ombragées. Malgré cela, je n’ai raté aucune image.
Sur des sujets plus rapides (automobiles sur circuit), l’AF suit encore bien pour peu qu’il soit couplé à une optique plus réactive comme le 70-300 VR. Par contre, la cadence de prise de vue sera le vrai facteur limitant. Cela exigera donc de bien soigner sa prise de vue, le droit à l’erreur étant moindre qu’avec un boitier à l’AF de course et à la cadence double comme le D300. Le taux de réussite dans ces conditions « extrêmes » sera donc plus dépendant de la qualité du photographe.

Exposition
La matrice RVB 420 zones a fait couler beaucoup d’encre virtuelle sur les forums quant à sa tendance à caler trop à droite et donc à surexposer un peu trop facilement.
Voyons ce qu’il en est sur le D3000.
Autant le dire tout de suite, les résultats sont très convaincants! Mes premières images ont été réalisées par temps gris, condition propice au « cramage » de ciel avec le D80 équipé du même capteur. Point de cela sur le D3000. Il me semble que la cellule est un peu moins calée à droite que sur le D80, nouveau réglage probablement lié à la présence ici du D-Lighting. Ce dernier est implanté dans le D3000 dans sa version la plus simple (pas de réglage de progressivité, c’est actif ou inactif) et force est de constater qu’il fait du bon boulot. Lorsqu’il est actif, pas de « grillage céleste » à l’horizon! Sauf à le faire vraiment exprès (plein contre jour).

Coolpix P80, D3000, D300

L’observation cote à cote d’un NEF et du jpeg correspondant traité par le boitier montre bien la préservation des hautes lumières à la prise de vue (pour cela le NEF peut être sous-exposé d’1 IL) et la remontée des basses lumières effectuée par l’algorithme de D-Lighting :

– NEF –
Histogramme NEF
– jpeg –
Histogramme jpeg

En tant qu’ancien possesseur de D80, j’ai vraiment été conquis et bluffé par cette amélioration significative avec des résultats bien plus exploitables directement et sans tâtonner à la prise de vue.

Flash intégré
Pas de surprise, son intensité est parfaitement bien dosée. Il est suffisant pour déboucher un portrait à distance raisonnable.

Cobra
Ceux qui trouveront le flash intégré trop limité pourront faire appel au compact SB-400, plus puissant et orientable verticalement. Pour encore plus de puissance et de souplesse en orientation, il faudra se tourner au moins vers le SB-600.
Point de pilotage à distance pour le D3000 dont le flash intégré ne dispose pas d’un mode maitre. Le flash complémentaire sera donc soit connecté directement sur le boitier, soit piloté via un module intermédiaire tel le SU-800.
On reste ici également en terrain connu avec un dosage toujours bien adapté à la situation.

Gestion des hautes sensibilités
Le capteur au format DX du D3000 reste le bien connu CCD 10 mégapixels déjà utilisé sur les D40x, D60 et D80. Contrairement aux capteurs CMOS, parfois appelés « de nouvelle génération », actuellement montés sur le reste de la gamme reflex Nikon, celui-ci n’a pas la réputation d’offrir de bons résultats en haute sensibilité.
Et en effet, à ce jeu là le D3000 n’est pas au niveau d’un D5000 qui offre des résultats encore très propres et exploitables à 3200 ISO. Mais il fait un peu mieux que le D80. Là où ce dernier peinait vraiment au delà de 800-1000 ISO, le D3000 offre un résultat encore correct à 1600 ISO, y compris en jpeg direct :

D3000, 1600 ISO, jpeg direct

Mode P, 1600 ISO, 1/13s, f5.3, sRGB, optimisation: standard, accentuation: 3, D-Lighting actif, réduction du bruit désactivée, jpeg direct

Pour pousser plus loin la comparaison, voici ce que l’on obtient avec un bridge (Coolpix P80) dans les mêmes conditions :

Coolpix P80, 1600 ISO, jpeg direct

Mode P, 1600 ISO, 1/17s, f4, sRGB, optimisation: standard, réduction du bruit désactivée, jpeg direct

Bien sûr, travailler en NEF permettra d’améliorer encore le résultat comme le montre cet exemple :

D3000, 1600 ISO, NEF traité sous Bibble 5 + Noise Ninja

Mode P, 1600 ISO, 1/15s, f5.3, sRGB, optimisation: standard, D-Lighting actif, réduction du bruit désactivée, traitée sous Bibble 5 + module Noise Ninja

Rendu des couleurs
Le rendu des couleurs est typique de ce que l’on connait sur la gamme Nikon. La balance des blancs est comparable à ce que je connaissais sur mon D80 et me semble plus neutre (moins chaude) que sur le D300. L’emploi à bon escient des modes couleurs limitera les retouches et permettra même une exploitation directe de la plupart des images.
Voici un exemple de jpeg direct en mode saturé:

D3000, jpeg direct, mode saturé

Mode P, 100 ISO, 1/125s, f5.6, sRGB, optimisation: saturé, accentuation: 4, D-Lighting actif, réduction du bruit désactivée, jpeg direct

En jpeg, il faudra malgré tout éviter de combiner D-Lighting, rendu saturé et hauts ISO sous peine d’obtenir des résultats disgracieux, notamment dans les zones sombres.

D3000, 1600 ISO, mode saturé, D-Light., jpeg direct

Mode A, 1600 ISO, 1/1600s, f11, sRGB, optimisation: saturé, accentuation: 4, D-Lighting actif, réduction du bruit désactivée, jpeg direct

Voici un agrandissement à 100% de la zone marquée en rouge :

D3000, 1600 ISO, mode saturé, D-Light., jpeg direct

Autonomie
Nikon annonce 500 photos suivant la norme CIPA (dont 50% au flash). Cela semble réaliste puisque j’ai du en réaliser près de 300 en 2 jours dont quelques une avec le flash intégré (et toutes avec des optiques VR) sans vider plus de la moitié de la batterie. Convenable donc compte tenu d’une batterie « limitée » à 1000 mAh et 7,2V.

L’avis d’un débutant

Ce boitier étant destiné à un débutant, rien de tel que de le confier à des « mains innoncentes » pour en recueillir un autre point de vue. C’est donc ma femme, utilisatrice d’un bridge (Coolpix P80), qui s’est collée à l’exercice.
Voici en résumé ce qu’elle en a pensé.
Le gabarit du boitier ne l’a pas effrayé, et biensûr, elle l’a trouvé plus lourd que le bridge. Mais rien de gênant. La prise en main générale est plutôt aisée et les différents boutons et molettes n’ont l’ont pas dépaysée, elle a vite retrouvé ses marques. Elle a apprécié la qualité du viseur. Ce dernier a d’ailleurs changé sa perception au moment du cadrage : elle qui pestait sans arrêt contre son compact limité à un équivalent 100 mm n’a pas du tout été dérangée par l’optique du kit qui fourni un équivalent … 80 mm!
Corollaire à cela, l’usage du viseur l’a un peu perturbé au début, elle qui est très habituée à cadrer sur écran. La présence d’un live view l’aurait peut être aidé?
Enfin, elle a apprécié la qualité d’image, « plus fine » que son bridge qui offre pourtant la même définition.

Conclusion

Par son encombrement, son poids et son prix, le D3000 est parfaitement positionné entre les bridges et les reflex experts. Son mode guide et son écran arrière très complet sont des aides précieuses pour les débutants. Enfin, la qualité d’image qu’il est possible d’en sortir est digne d’un reflex. Il ne lui manque plus qu’un capteur CMOS de la trempe des D5000/D90 et éventuellement un live view pour en faire un must.

up
  • Discrétion
  • Aide fournie aux débutants (mode Guide, écran arrière complet)
  • Qualité générale du kit et des résultats obtenus
down
  • Ergonomie des menus standards perfectible
  • Capteur CCD dépassé par les CMOS actuels
  • Pas de live view

 

Liste des posts dédiés au D3000 et au 18-55 VR

Pour plus d’infos, n’hésitez pas à consulter les posts consacrés au D300 ou au 18-55 VR :

Post documentation et présentation du D3000
Post documentation et présentation du 18-55 VR

Si vous souhaitez réagir à cet article, vous pouvez le faire sur ce post

Obtenir ce matériel chez nos partenaires:

© Pixelistes – lefredo

Une erreur dans l'article ? Proposez-nous une correction