Le magazine Wired a interviewé Moises Saman. Le reporter se livre, en parlant des conséquences de son métier sur sa vie, sa famille, le matériel qu’il utilise, sa vision des conflit, notamment des conflits syriens et égyptiens.

Voici quelques extraits de l’interview, quelques images de Moises, mais je vous invite à lire l’intégralité sur le site, et à découvrir le reste des images.

Wired : « Selon vous, comment le conflit en Syrie a évolué depuis 2 ans et demi ? »
MS : « Dramatiquement. Ce qui était au départ qu’un mouvement de protestation pacifiste contre le régime s’est métamorphosé en une guerre civile sectaire. La présence d’éléments étrangers a ajouté un aspect plus complexe… En même temps, la crise humanitaire résultante de la guerre civile  a atteint un niveau critique, avec plus de 2 millions de réfugiés cherchant un abri auprès des pays frontaliers à la Syrie. On estime à 4,5 millions le nombre de personnes luttant pour trouver un endroit sûr à l’intérieur du pays »

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Wired : « Vous allez de façon répétée dans des zones de conflits, documenter et montrer la violence. Pourquoi continuer à retourner dans le théâtre de la guerre ? »
M.S : « Je ne pensais pas devenir un photographe de guerre (il dit « combat ») lorsque j’ai commencé ma carrière. Je suppose que mon travail a été influencé par les évènements vécus par les gens de ma génération, l’attaque du 11 septembre avec ses répercutions et leurs conséquences. Personnellement, plus je vieillis, plus je trouve difficile de retourner sur ces zones de conflits car travailler continuellement au cœur des guerres est un choix égoïste. Le plus dur étant pour les gens qui vous soutiennent et tiennent à vous. »

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Wired : « Quelle sont les choses les plus usantes dans ton travail ? »
M.S : « Ce travail a génère un tas de choses usantes. L’une des plus importante est de trouver un équilibre entre mon travail et ma vie privée ».

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Wired : « Vos photos sont en couleurs, mais parfois, vous réaliser une post-production en noir et blanc. Vous pouvez nous en dire plus à propos de ça ? »
M.S : « Je vois certaines histoires en noir et blanc. Ça dépend de mon humeur au moment où je travaille. Il n’y a pas de formule. Je travaille essentiellement avec un Olympus OM-D E-M5 et la plupart du temps un (équivalent) 35mm F2 (compte tenu des images montrées c’est bien un équivalent 35mm et non un 70mm, ce que donnerait 35mm sur l’OM-D E-M5). Techniquement parlant, je trouve le noir et blanc plus facile. On a plus de liberté. La photo n’a pas besoin d’être parfaite. Avec la couleur, si ces couleurs ne sont pas fortes, alors l’image ne fonctionnera pas. Le noir et blanc, d’un autre côté, a plus de puissance. Tu as plus d’espace pour te focaliser sur le contenu, la composition ou la lumière. »

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