Avec leur société Untitled Film Works, Abraham Joffe et Dom West ont eu l’occasion de barouder à travers le monde entier pour capturer des images toujours plus impressionnantes. Au gré de leurs travaux pour leurs clients prestigieux (National Geographic, Canon ou encore Jack Daniel’s), ou de leur collaboration avec Netflix pour la série Tales by Light, les deux compères ont développé un savoir-faire incroyable qu’ils ont mis en œuvre pour réaliser Ghosts of Arctic, un film plus personnel.

Ghosts of the Arctic from Untitled Film Works on Vimeo.

Pour Abraham Joffe, Ghosts of Arctic constitue « le type de projet passion dont ses rêves d’enfants étaient faits ». Son but ? Parcourir l’Arctique, et plus précisément l’archipel de Svalbard, pour capturer la beauté des étendues glacées, et tenter d’obtenir des images des ours polaires qui les peuplent.

Afin de tirer le meilleur parti de leur expédition, les deux cinéastes ont réuni une petite équipe triée sur le volet, n’ont pas hésité à arpenter l’Arctique 14 à 16 heures par jour, voyageant parfois sur plus de 200 kilomètres, et n’ont pas lésiné sur le matériel emporté pour capturer les plus belles images possible :

  • une caméra RED Epic W équipée d’un Canon 50-1000 Cine servo-zoom
  • un Canon C300 MkII équipé d’un Canon 18-80mm Cine
  • un Sony A7SII dans un ATOMOS Shogun, monté sur PilotFly H2
  • un drone DJI Inspire
  • Un choix judicieux lorsque l’on voit le résultat final, qui laisse transparaître la beauté des paysages du Svalbard.

    Un tournage pour le moins compliqué

    Bien qu’Abraham Joffe et Dom West soient des professionnels, et puissent être considérés comme des cinéastes chevronnés, ce tournage n’a pas été des plus simples pour eux. La rigueur de l’arctique leur a en effet posé de nombreux soucis, et ils ont dû faire face à des problèmes qu’ils n’avaient pas imaginé en planifiant leur expédition. Leur plus grand ennemi a sans doute été le froid, qui déchargeait les batteries en quelques minutes, empêchait les appareils électroniques de fonctionner ou encore rendait cassants les câbles HDMI.

    Il faut dire qu’avec des températures oscillant entre -20 et -30 degrés Celsius, cela n’a rien d’étonnant. Pour ne rien arranger à l’affaire, des membres de l’équipe ont aussi reçu des engelures, le drone et une motoneige ont subi des avaries importantes (surtout le drone), et la nourriture a principalement été consommée gelée. Nos collègues de NoFilm School ont d’ailleurs réalisé une interview complète d’Abraham Joffe, que vous pourrez découvrir ici pour peu que vous n’ayez pas de problèmes avec l’anglais.