Depuis maintenant quelques années, l’exploration urbaine connaît un boom sans précédent, et s’est peu à peu démocratisée auprès du grand public. Si cette pratique demeure encore à la limite de la légalité pour des raisons évidentes de violation de propriété, et de dangerosité, elle n’en reste pas moins un terreau fertile pour les photographes qui arrivent systématiquement à capturer des images d’une rare beauté. C’est le cas du néerlandais Roman Robroek, qui a fait de cette discipline sa spécialité.

Agé d’une trentaine d’années, Roman Robroek est un photographe qui dédie sa carrière à la photo urbaine. Une discipline qu’il maîtrise à la perfection, comme en témoignent les prix qu’il a remportés entre 2014 et 2017. Au cœur de sa démarche, la découverte de bâtiments abandonnés et surtout, l’histoire qui se cache derrière.

A travers ses photographies, prises au gré de ses voyages, il tente de capturer l’âme des bâtiments qu’il visite, et de transmettre l’atmosphère si particulière qui hante ces lieux. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le bougre se débrouille extrêmement bien. Il suffit d’aller visiter son portfolio pour s’en convaincre.

Une série dédiée à la France

Dans son dernier post de blog, Roman nous parle de sa passion pour les bâtiments abandonnés qu’il a pu croiser lors de ces voyages en France. Il y dévoile des photographies réalisées durant les cinq dernières années, et il est possible d’y découvrir des églises, des bâtiments industriels, des hopitaux, et même un château. Una large variété de lieux qu’il sublime à chaque fois grâce à des clichés d’une grande beauté.

Dans son article, il souligne néanmoins la difficulté d’accéder à certains bâtiments, et toutes les précautions qu’il a dû prendre pour éviter de se faire repérer, histoire de ne pas avoir d’ennuis. Afin de réaliser ses photographies, Roman Robroek utilise un Sony A7R II avec deux objectifs : un grand angle Zeiss 16-32 mm et un zoom Zeiss 24-70 mm.