Si l’espace, que nous évoquions justement hier, est l’un de nos sujets de prédilection, l’urbex et les clichés qu’elle produit se tient assurément au même rang. C’est pourquoi aujourd’hui nous avons décidé d’évoquer le travail de James Kerwin, et plus précisément, les photographies qu’il a ramenées d’un récent voyage en Abkhazie.

Pour commencer, sachez que l’Abkhazie est une entité géographique au statut disputé. Situé entre le Caucase et le bord de la mer Noire, l’Abkhazie a longtemps fait partie de la Géorgie, avant de déclarer son indépendance en 1992. Une indépendance que la République d’Abkhazie a bien du mal à imposer à l’international, six états seulement l’ayant reconnue, et qui lui a valu une guerre avec la Géorgie. Ce conflit a d’ailleurs profondément marqué la jeune république, et provoqué un exode massif qui l’a laissé exsangue.

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Devenu photographe freelance en 2010, James Kerwin s’est spécialisé dans la photographie architecturale, et l’urbex, entre 2013 et 2014. C’est à cette occasion qu’il a débuté sa série nommée « Decadence », qu’il a remplie avec des centaines de clichés capturés un peu partout. Aujourd’hui, il a intégré l’agence Goodman & Co qui s’occupe de vendre son travail à des galeries autour du monde. Son travail a aussi été reconnu à de nombreuses reprises puisqu’il a gagné le premier prix dans la catégorie architecture aux Chromatic Colour Awards et au ND Awards en 2017, et terminé deuxième de la catégorie architecture de l’International Photography of the Year.

Son travail l’amène désormais à voyager un peu partout en Europe et dans le monde à la recherche de bâtiments à explorer et à photographier. C’est lors de son voyage en Géorgie qu’il a pu entrer en Abkhazie, et qu’il a découvert un pays profondément marqué par son histoire récente. Une expérience qu’il l’a profondément marqué, son admiration pour les paysages se succédant sous son appareil étant balancée par les marques du conflit l’ayant secoué en 1992. Les photographies que nous vous présentons aujourd’hui sont le témoignage de ce voyage. Vous pourrez découvrir le travail de James Kerwin plus avant sur son Instagram.

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